Malgré le conflit en Iran et le retour de l'inflation, les bénéfices du secteur bancaire européen devraient battre un nouveau record en 2026 et poursuivre sur cette lancée en 2027 et 2028 selon les estimations de Bank of America.
"Le secteur bancaire bénéficie de plusieurs atouts à l'origine de cette bonne dynamique. Tout d'abord, la hausse généralisée des taux profite aux banques au travers de leurs portefeuilles obligataires ou de swaps de taux leur permettant de réinvestir ("roller") à des niveaux plus élevés en générant des revenus d'intérêts additionnels. Ceux-ci profitent au "Net Interest Income" (NII), indépendamment de l'activité commerciale avec la clientèle", explique Lazard Frères Gestion.
Par ailleurs, la société de gestion d'actifs du groupe Lazard en France souligne que "la croissance des volumes de prêts accélère dans tous les pays européens en étant essentiellement tirée par la demande des entreprises pour financer leurs investissements (cycle de capex). Les volumes des ménages suivent également."
Enfin, les ratios d'endettement du secteur privé (levier financier des entreprises et des ménages) étant historiquement faibles depuis près de deux décennies, la croissance des volumes de prêts demeure saine et n'affecte pas la qualité d'actifs des banques qui continuent de présenter un faible coût du risque (provisions pour pertes sur prêts).
Autant d'éléments qui, cumulés, justifient cette amélioration continue des profits pour le secteur.
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